- ARTICLES
- NICOLAS BUYSSE - ONE-MAN-SHOW
- L'ACTEUR NICOLAS BUYSSE EST PARTOUT
C'EST L'ACTEUR NAMUROIS QUI MONTE !
LA PIECE EST DANS LA VILLE ET LES ECOUTEURS
DE L'HUMOUR ET DU PANACHE
RIRE AMER, CABOTINS NON ADMIS
LES FLEURS ONT DES EPINES
LA VIE DE NICOLAS L'INCONTOURNABLE
GENERATION DESENCHANTEE
UN EMMERDEUR QUI COLLE A HANSSENS
EMBRASSE-LA, IDITIO!
- TELEVISION
- RADIOS

MAKEREEL,CATHERINE
Jeudi 5 avril 2007
Théâtre « Lunes de miel » aux Galeries
CRITIQUE
Passion en gants de boxe contre bonheur platonique : match nul ! Au Théâtre des Galeries, Lunes de miel de Noël Coward déterre la hache de guerre (des sexes) dans une farce conjugale plus récréative que créative, un roller-coaster à la « je t'aime moi non plus », futile mais désespérément universel.
Ecrite en 1930, cette comédie en trois actes démarre par un hasard comme seul le théâtre ose en imaginer : Eliot et Amanda, divorcés depuis cinq ans, se retrouvent dans le même hôtel pour leur lune de miel respective. Epuisés par leur tumultueuse relation passée, ils se sont remariés, cherchant non plus l'amour, mais le calme et la paix. Eliot a déniché Sybil, douce mais cruche, et Amanda a pêché Victor, plus dévoué qu'un caniche. Au lever du rideau, le somptueux décor de Thierry Bosquet emmène le spectateur épier, depuis la plage, la rencontre des divorcés sur le balcon de leurs chambres voisines. Il ne faudra pas longtemps à ces amants terribles pour rallumer la flamme d'une passion hautement combustible et prendre, ensemble, la poudre d'escampette.
Après l'entracte, on retrouve les duellistes, poids lourds de la réplique cinglante et champions toutes catégories des sautes d'humeur, dans un luxueux appartement, pied-à-terre parisien de la riche Amanda. Là, malgré les bonnes résolutions, et l'invention d'un code secret, « amanite phalloïde », censé imposer le silence en pleine dispute s'il est invoqué par l'une ou l'autre partie, leur relation dégénère en un nouveau ping-pong entre amour et haine, un champ miné rendu plus périlleux encore avec l'arrivée des pigeons Sybil et Victor.
Tout comme Guitry cache souvent mal ses rides, la pièce de Coward peut sembler démodée. Heureusement, Adrian Brine, fin connaisseur du dramaturge britannique, n'opte pas pour un lifting mais assume pleinement le charme désuet de ces Lunes de miel, plantant ses comédiens dans un monde où on sert des cocktails à tout bout de champ, on crâne avec des fume-cigarettes et on se pavane en robe de chambre. Dans une mise en scène alternant élégants pas de deux et disputes acrobatiques, Alain Leempoel (guindé puis suave) et Isabelle Defossé (parfaite de préciosité) font un couple électrique, bien épaulé par les interventions comiques de Maria del Rio (Sybil) et Nicolas Buysse (Victor). Leur chassé-croisé amuse, mais ne donne pas envie d'aimer.
Jusqu'au 22 avril, Galeries, 32 Galerie du Roi, Bruxelles ; 02-512.04.07.
lire l'article sur www.lesoire.be











